mercredi 3 juin 2009

APRÈS LE REPORT DES EXAMENS EN SEPTEMBRE - Les CRS débloquent l'université Toulouse-Le Mirail

APRÈS LE REPORT DES EXAMENS EN SEPTEMBRE - Les CRS débloquent l'université Toulouse-Le Mirail

Les CRS débloquent l'université Toulouse-Le Mirail


C'était la dernière faculté encore totalement paralysée par le mouvement de grève contre les réformes des universités du gouvernement. Mais dans la nuit de mardi à mercredi, la trentaine d'étudiants qui bloquaient l'université Toulouse-Le Mirail depuis 3 mois ont finalement été délogés par des CRS et des gendarmes mobiles, et ces derniers contrôlent les accès au campus. "Nous avons évacué 30 étudiants grévistes dans le calme, sans résistance, à la demande du président de l'université", a confirmé la police.

Des gendarmes mobiles et des CRS, postés aux entrées de la faculté, empêchent mercredi matin les étudiants de reprendre le contrôle de l'université, comme ils l'ont déjà fait après une première tentative de déblocage. De son côté, le président de l'université Daniel Filâtre a annoncé que les examens ne pourraient pas se tenir en juin du fait du mouvement de grève, et les a programmés durant la première quinzaine de septembre, avec session de rattrapage en octobre. "Il n'y aura pas d'examens en juin. La session est reportée à septembre", a-t-il dit mardi à la presse, précisant que les étudiants de certaines filières pourraient remettre dès fin juin des "travaux pédagogiques", c'est-à-dire des mémoires ou des rapports qui ne pourront cependant pas permettre de valider le second semestre 2008-2009.

Daniel Filâtre, qui avait décidé, la semaine dernière, de reporter à septembre la session d'examens de juin, a opté mardi pour la fermeture administrative de l'université "jusqu'à jeudi 9 heures", à la suite de dégradations commises dans un bâtiment. Une assemblée générale des étudiants est prévue jeudi. Les plus radicaux regrettent le report des examens, estimant que le président de l'université refuse le dialogue. "Nous allons faire des propositions concrètes pour les examens et nous espérons qu'il entendra raison", a déclaré Côme, un des porte-parole des étudiants, avant l'intervention des forces de l'ordre. Alors qu'ils exigeaient initialement une "validation automatique" du second semestre, les étudiants ont revu leurs exigences à la baisse et cherchent une formule "qui pénaliserait le moins les étudiants".

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